La recherche sur la presse : nouveaux bilans nationaux et internationaux

Présentation du dossier : problématiques, enjeux, outils de la recherche actuelle

Table des matières

MICHELINE CAMBRON et STÉPHANIE DANAUX

Les objectifs du colloque La recherche sur la presse. Nouveaux bilans nationaux et internationaux étaient simples : établir un bilan des travaux en cours sur l’histoire de la presse et tenter d’en dégager les orientations actuelles dans une perspective prospective. Dans un contexte de recherche dynamique – multiplication des groupes de travail voués à l’étude de la presse, publication de travaux de synthèse comme La civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse française au XIXe siècle dirigé par Dominique Kalifa, Philippe Régnier, Marie-Ève Thérenty et Alain Vaillant1 –, nous avons invité des chercheurs à répondre à quelques questions. Quelles sont, toutes aires géographiques, chronologiques et disciplinaires confondues, les avancées significatives et les difficultés rencontrées en histoire de la presse ? Quelles nouvelles problématiques et quels nouveaux enjeux scientifiques animent le milieu de la recherche ? Quels nouveaux outils théoriques, méthodologiques ou pratiques ont été proposés, mis en place ou perfectionnés ?

Nous n’avons pas la prétention de rendre compte de toute la recherche qui se fait. Les dix articles ici regroupés témoignent des principales orientations actuelles de la recherche sur la presse, en Europe et en Amérique du Nord. Bien que l’accent soit mis sur les travaux effectués dans l’espace francophone – France, Québec et Belgique –, on y trouvera des textes qui traitent d’autres presses nationales, principalement étatsunienne et islandaise, voire d’entreprises internationales. Nous avons privilégié la diversité des points de saisie afin de dessiner au mieux les contours de la recherche actuelle. Nous n’avons pas retenu, dans les actes du colloque, les présentations de projet de recherche, parce que ces descriptions peuvent désormais être aisément consultées, en tout ou partie, sur les sites électroniques des équipes2. Nous avons plutôt privilégié la présentation de résultats de recherche qui témoignent de manière plus concrète des orientations et des pratiques qui se développent. Pour autant, les objectifs des grandes équipes qui œuvrent actuellement sur la presse constituent bien la toile de fond sur laquelle se déploient ces analyses singulières.

L’ensemble des textes rassemblés permet de mettre en lumière quatre aspects saillants et non exclusifs des travaux actuels en histoire de la presse : le caractère fortement interdisciplinaire des équipes de recherche et des travaux ; l’effacement partiel des distinctions traditionnelles entre les différents contenus du journal, entre ses différentes matières ; le phénomène d’internationalisation de la recherche ; la tension entre résistance et porosité des frontières chronologiques, nationales et théoriques.

1. Le caractère fortement interdisciplinaire des équipes de recherche actuelles ou en émergence est frappant, même si les équipes comportent surtout des historiens, des littéraires et des spécialistes des sciences de la communication et de l’information. Cela témoigne de l’ouverture disciplinaire et des croisements de méthodes actuellement à l’œuvre et souvent revendiqués par les équipes nationales et internationales. Quelques textes de ce dossier abordent la question de l’interdisciplinarité de manière plus frontale, sans masquer les difficultés qui caractérisent une telle approche. Faisant le bilan de la recherche sur la presse au Québec, Dominique Marquis insiste sur la contribution des études littéraires à un domaine qui, traditionnellement, était le fief des historiens et des spécialistes de la communication, ainsi que sur l’importance des interactions entre ces disciplines. Elle rappelle toutefois la persistance de certaines lacunes dans la compréhension de la presse comme objet et les hiatus liés aux faibles échanges entre histoire sociale et histoire culturelle. Certes, les interactions entre disciplines permettent d’envisager une vision globale des corpus étudiés, de mieux saisir le jeu complexe de relations qui anime la presse, tant du point de vue des acteurs – à travers leurs textes – que du point de vue des formes elles-mêmes – à travers la mise en page et les corpus d’images qui constituent aussi une part importante de l’objet étudié. Force est cependant de constater que les frontières demeurent nombreuses entre les perspectives disciplinaires, entre les traditions de recherche des différents pays ou entre les processus méthodologiques qui varient selon les objets auxquels s’applique la recherche, même si ces objets se retrouvent sur une même page. Les discussions ont permis de mesurer les difficultés inhérentes au fait de travailler au sein d’équipes interdisciplinaires à cause, entre autres, des écueils auxquels se heurte la nécessité d’établir un cadre théorique commun et de la complexité accrue du choix des échantillonnages lors du travail d’analyse. Néanmoins, la perspective interdisciplinaire fait consensus parmi les chercheurs, comme le révèle la majorité des textes recueillis. La sociologie – en particulier celle des pratiques et celle des réseaux – semble constituer un important lieu de croisement disciplinaire. Ainsi, Chantal Savoie et Julie Roy n’hésitent pas à s’y engager pour examiner l’émergence de l’écriture des femmes dans la presse périodique canadienne-française de la seconde moitié du XIXe siècle en ciblant, plus particulièrement, l’examen des postures d’écriture individuelles et collectives des signataires féminines pour identifier les filiations et les stratégies de légitimation adoptées. De même, Stéphanie Danaux, étudiant les pratiques des dessinateurs de presse œuvrant à Montréal entre 1880 et 1914, pose la question de leur formation, de leurs conditions de travail, de leur statut et de leurs stratégies de légitimation, ce qui contribue à enrichir notre connaissance à la fois des réseaux d’artistes, des questions esthétiques mises en jeu dans la presse et des liens que les réalisations de dessinateurs de presse entretiennent avec les modes dominants de légitimation, ainsi qu’avec les médias et les autres arts.

2. L’effacement relatif des frontières entre les différents contenus du journal, par exemple entre espace publicitaire et espace rédactionnel, est perceptible dans plusieurs des recherches présentées. Cela tient à la fois aux postulats dégagés ces dernières années en littérature quant à la nécessité de saisir le journal globalement comme un seul texte (Thérenty, Vaillant3), voire de l’examiner comme un récit (Cambron4), et à une utilisation croissante des outils d’analyse formelle et rhétorique pour aborder les matières présentes dans le journal, des plus littéraires aux moins littéraires, sans oublier les illustrations et la publicité. Mais, au-delà de ces tendances lourdes, on observe que le brouillage des frontières entre les types de texte – leur frottement dans l’ordre de la lecture – est désormais pris en compte dans les analyses. Ainsi, Sébastien Couvrette examine la publicité dans quelques grands quotidiens d’information publiés au Québec au cours des XIXe et XXe siècles. S’appuyant sur les travaux de ses prédécesseurs en histoire des médias, il s’intéresse aux fondements idéologiques du discours publicitaire et aux liens étroits existant entre la publicité et la presse écrite. Il interroge notamment la façon dont le récit publicitaire, qui va au-delà de la fonction marchande de la réclame, s’insère dans un discours identitaire fort, essentiellement axé sur les rapports sociaux de sexe et de classe. Marie-José des Rivières et Denis Saint-Jacques procèdent plus ouvertement à l’effacement des frontières entre les types de contenu, liant matière éditoriale et publicité de manière à composer une image globale de la féminité et de la modernité. Si la presse reste un support important pour l’étude du littéraire, il apparaît que cette perspective de recherche ne confine plus ses analyses aux textes littéraires eux-mêmes, mais tente de rejoindre des perspectives plus générales de sociologie des réseaux, tout en faisant fond sur l’examen des diverses formes qui émergent dans la presse. Paul Aron, Vanessa Gemis et Ingrid Mayeur étudient les rapports entre presse et littérature en Belgique et analysent la participation des écrivains à la presse périodique, incluant notamment une dynamique de genre au cœur de l’analyse. L’étude des agents, des acteurs, des figures de la presse et de leurs pratiques respectives est désormais un objet d’étude privilégié qui renouvelle les interrogations sur les pratiques littéraires, en mettant l’accent sur leurs interactions. Les ouvertures heuristiques introduites par les questions portant sur la forme du journal, sur la fonction de l’image dans la presse (qu’il s’agisse d’illustrations dessinées ou de photographies) et sur les fonctions de la publicité (laquelle occupe jusqu’à la moitié de la surface du journal comme le montrent Saint-Jacques et des Rivières, et surtout Couvrette) semblent désormais constituer des acquis.

3. Le phénomène d’internationalisation de la recherche sur la presse est rendu manifeste par l’apparition, depuis une décennie, de grandes équipes de recherche, associant des chercheurs de différents pays. Ce processus encourage la comparaison entre les divers modèles nationaux et l’étude de leur circulation. La notion de transfert culturel et d’adaptation des modèles est ainsi au cœur des travaux de Hans Jürgen Lüsebrink sur les almanachs. Son étude des almanachs franco-américains est riche d’enseignement sur les interactions entre trois communautés (la canadienne-française, la franco-américaine et l’américaine), tout en dévoilant les conceptions didactiques qui sous-tendent le rapport à la nation, à la culture et à la littérature dans les trois ensembles. Lüsebrink invite également à examiner la presse dans ses effets pragmatiques interculturels, comme le fait Daniel Chartier dans un article inscrit dans l’immédiateté médiatique de la faillite réelle et appréhendée de l’État islandais. L’un des intérêts de cette contribution est de nous amener à réfléchir sur les effets illocutoires de l’étude sur la presse. Les chercheurs qui œuvrent sur la presse ancienne n’ont pas, comme Daniel Chartier, droit à une rétroaction robuste et immédiate. Mais doit-on croire pour autant que leurs analyses sont sans effet ? L’article de Karine Tavaux-Grandpierre montre éloquemment comment l’analyse interne effectuée par les grands groupes de presse, en l’occurrence ELLE international, possède des visées stratégiques. Cette contribution a l’originalité, au sein de notre échantillon, de montrer que la presse est désormais à cheval sur deux formes d’espace public, l’un national, dont les règles semblent se maintenir à partir de représentations historiques largement idéalisées, l’autre international, ou se donnant pour tel, dominé par une conception américaine des normes morales, esthétiques et commerciales.

4. La question de la tension entre résistance et porosité des frontières chronologiques, nationales et théoriques nous ramène aux grands travaux sur la presse, lesquels ont d’abord porté, en littérature, sur la presse du XVIIIe siècle. Outre les travaux fondateurs de Jean Sgard5, on peut aussi penser aux contributions théoriques remarquables de Pierre Rétat6. Les premiers efforts de numérisation des journaux nous viennent de la même équipe et sont poursuivis par Denis Reynaud sur le site Le gazetier universel, hébergé par la plate-forme Gazettes européennes du XVIIIe siècle. Il n’y a là rien d’étonnant quand on sait que les spécialistes du XVIIIe siècle se sont engagés très tôt dans la voie de l’interdisciplinarité et que, soucieux de rendre compte de la dissémination des Lumières, leurs travaux n’ont pas été confinés aux presses nationales. Ainsi, à l’image des travaux des dix-huitièmistes, plusieurs des grands chantiers et des plates-formes électroniques actuels sont définis en termes chronologiques : XVIIIe, XIXe7 ou XXe siècle, ou encore une période plus brève8. D’autres, dont la visée est plus générale, couvrent parfois jusqu’à deux ou trois siècles9. Les interrogations élaborées dans les différentes disciplines, croisées ou pas, semblent toutefois tendre à dissoudre les frontières chronologiques, même si se manifeste encore, çà et là, la conviction que les périodes sécréteraient – comme on croyait, il n’y a guère, que le faisaient les mouvements et les œuvres – leurs outils et leurs interrogations épistémologiques. Mais le respect des divisions traditionnelles par siècle n’est pas propre aux études sur la presse. Les échanges auxquels a donné lieu le colloque La recherche sur la presse. Nouveaux bilans nationaux et internationaux ont bien montré l’intérêt qu’il y a à aborder les questions d’épistémologie et de méthode en intégrant la diversité des périodes chronologiques. Ainsi, le besoin d’outils pour initier les étudiants au travail dans les journaux a fait l’unanimité des chercheurs, par delà les frontières chronologiques. L’historicisation de certaines pratiques et de certains genres journalistiques, qui suppose une vision transcendant les périodes, semble également promise à une grande fécondité heuristique.

Les frontières nationales semblent quant à elles jouer un rôle configurant dans la recherche, sauf pour le XVIIIe siècle. Cela tient tout à la fois à la nécessité de développer des traditions de travail sur la presse dans les différents milieux universitaires nationaux – le travail systématique sur la presse est encore tout nouveau – et au fait que la numérisation des corpus est désormais prise en charge par des institutions nationales10, ce qui infléchit les travaux. Il faut tout de même signaler que plusieurs équipes développent des perspectives comparatistes qui permettent de mieux comprendre la circulation internationale des modèles journalistiques et leur adaptation dans différents contextes, au fil du temps. Ces perspectives transnationales doivent néanmoins s’appuyer sur la connaissance des corpus nationaux.

Enfin, le colloque a mis en relief l’étanchéité relative qui persiste entre les traditions nationales de recherche sur la presse. La contribution de Will Straw, qui offre une promenade rafraichissante en ville, dans laquelle le journal sert littéralement de guide-interprète, est révélatrice en ce sens. Straw déploie un arrière-plan théorique sur les relations entre presse et espace public qui est peu fréquenté par les chercheurs francophones. Abordant les lieux à partir desquels se croisent presse et ville du point de vue de la forme, sa contribution montre bien que les horizons théoriques de la recherche sur la presse semblent encore trop souvent épouser des frontières linguistiques. De ce point de vue, les journées d’études et les colloques internationaux qui ont rassemblé, ces dernières années, des chercheurs d’Europe et des deux Amériques11 constituent des initiatives essentielles.

Que sera la recherche sur la presse dans dix ans ? Les grands chantiers pourront-ils apporter une contribution substantielle à la réflexion théorique sur la presse comme forme ? Les auteurs ici rassemblés manifestent un attrait très vif pour la stratégie numérique dans leurs recherches sur la presse et la contribution de Daniel Chartier en souligne l’incontournable montée en puissance. L’investissement actuel – en temps, en argent, en raffinements technologiques – du côté des banques de données constitue une tendance lourde. Mais ces nouveaux outils et les nouveaux objets qui en résultent posent des défis aux chercheurs, dont le moindre n’est pas celui de leur pérennité. Ici, les travaux sur la presse croisent les interrogations plus générales des historiens et des philosophes sur la mémoire des formes et sur l’importance de leur matérialité. Ces questions, souvent formulées comme des inquiétudes, sont presque absentes des textes issus du colloque, mais elles ont été maintes fois soulevées dans les discussions. Il semble bien que nous soyons engagés dans un mouvement d’écriture de l’histoire de la presse (et non plus seulement avec la presse), dans laquelle les dimensions sociale et culturelle se rejoignent à la fois dans les contenus, poreux les uns par rapport aux autres, et dans les formes, graphiques et stylistiques, qui font de la presse un objet à la matérialité propre.

Soulignons enfin que cette publication a été rendue possible grâce au soutien financier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), du Fonds québécois de recherche – société et culture (FQRSC), du Centre interuniversitaire de recherche sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ), de la Faculté des arts et des sciences et du Vice-rectorat à la recherche de l’Université de Montréal, que nous remercions. Notre gratitude va également à Sophie Dubois, qui a collaboré à la préparation de cette publication.

 (Université de Montréal-CRILCQ)

 (Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne / Paris-Sorbonne-Paris IV)

Notes

1  Dominique Kalifa, Philippe Régnier, Marie-Ève Thérenty et Alain Vaillant (dir.), La civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse française au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde Éditions, « Opus Magnum », 2012.

2  Les trois contributions suivantes n’ont pas donné lieu à des actes: Micheline Cambron, « Présentation du projet La presse montréalaise de l’entre-deux-guerres, lieu de transformation de la vie culturelle et de l’espace public » (voir Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises, « Projet La presse montréalaise de l’entre-deux-guerres, lieu de transformation de la vie culturelle et de l’espace public », [En ligne] consulté le 2 mai 2013) ; Guillaume Pinson, « Médias 19 : présentation d’une plateforme de recherche sur la presse du 19e siècle » (voir Médias 19, « À propos de Médias 19 », [En ligne] consulté le 2 mai 2013) et Karine Taveaux-Grandpierre, « Études transnationales de la presse magazine (XIXe-XXIe siècles) ». Le lecteur pourra aussi consulter les sites d’autres équipes internationales et multidisciplinaires comme le site Gazettes européennes du XVIIIe siècle qui offre des versions numérisées de gazettes et de précieux instruments de travail (Gazettes européennes du XVIIIe siècle, « Accueil », [En ligne], consulté le 2 mai 2013), ou encore les sites d’équipes de recherche devenues actives depuis le colloque, comme le groupe TRANSFOPRESS : Réseau transnational pour l’étude de la presse en langues étrangères (XVIIIe-XXe siècle) / Transnational network for the study of foreign language press (XVIIIth-XXth Century) dirigé par Diana Cooper-Richet et Michel Rapaport (Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, « Appel : TRANSFOPRESS », [En ligne], consulté le 2 mai 2013).

3  Voir Marie-Ève Thérenty et Alain Vaillant (dir.), Presse, nations et mondialisation au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2010 ; Presse et plumes. Journalisme et littérature au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde Éditions, « Culture / Médias », 2004 ; 1836 : l’An I de l’ère médiatique. Analyse littéraire et historique de La Presse de Girardin, Paris, Nouveau Monde Éditions, « Culture / Médias », 2001.

4  Voir Micheline Cambron, Le journal Le Canadien. Littérature, espace public et utopie (1836-1845), Montréal, Fides, « Nouvelles études québécoises », 1999 ; « Les récits du Canadien. Politique, fiction et nation », Tangence, n° 63 (juin 2000), p. 109-134.

5  Jean Sgard fut un pionnier du travail sur la presse. Son Dictionnaire des journalistes (1600-1789) est disponible sur le site Gazettes européennes du XVIIIe siècle dans une version revue, corrigée et augmentée. Voir Gazettes européennes du XVIIIe siècle, op. cit.

6  Voir, entre autres, Maurice Mouillaud, « Le système des journaux. Théorie et méthodes pour l'analyse de presse », Langages, 3e année, n° 11 (1968), p. 61-83 ; Pierre Rétat (dir.), Textologie du journal, Paris, Minard, « Cahiers de textologie n° 3 », 1990.

7  Pensons au projet de recherche Médias 19 : pratiques et poétiques journalistiques au XIXe siècle codirigé par Guillaume Pinson et Marie-Ève Thérenty. Voir Médias 19, op. cit.

8  Par exemple, dans l’espace francophone, l’Action de recherche concertée (ARC), Presse et littérature en Belgique francophone (1920-1960), [En ligne], consulté le 2 mai 2013 et La presse montréalaise de l’entre-deux-guerres, lieu de transformation de la vie culturelle et de l’espace public (CRSH) dirigé par Micheline Cambron, op. cit.

9  Signalons l’Observatoire de la presse illustrée internationale, XIXe-XXIe siècles (OPIIM) actuellement sous la responsabilité de Karine Taveaux-Grandpierre ; le projet Presse magazine, source et objet d’histoire dirigé par Claire Blandin et Djamil Dakhlia (voir Centre d’histoire de Sciences Po, « Presse magazine, source et objet d’histoire », [En ligne], consulté le 2 mai 2013) ; l’axe Le texte de presse du laboratoire Littérature, idéologies, représentations, XVIIIe-XIXe siècles (LIRE) dirigé par Philipe Régnier (voir Université Lumière Lyon 2, « Littérature, idéologies, représentations, XVIIIe-XIXe siècles (LIRE) », [En ligne], consulté le 2 mai 2013) ; et le projet TRANSFOPRESS : Réseau transnational pour l’étude de la presse en langues étrangères (XVIIIe-XXe siècle) / Transnational network for the study of foreign language press (XVIIIth-XXth Century) dirigé par Diana Richet et Michel Rapaport (op. cit.).

10  La Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque et Archives nationales du Québec et la Bibliothèque royale de Belgique, entre autres, se sont engagées dans de vastes chantiers de numérisation de leurs collections de périodiques, parfois en collaboration avec des équipes universitaires. Voir Bibliothèque et Archives nationales du Québec, « Collections numériques », [En ligne], consulté le 2 mai 2013 ; Bibliothèque nationale de France, « Presse », [En ligne], consulté le 2 mai 2013 ; Bibliothèque numérique de la Bibliothèque royale de Belgique, « Numérisation de la presse belge », [En ligne], consulté le 2 mai 2013. Signe de son intérêt grandissant pour cet objet de recherche, la Bibliothèque nationale de France a d’ailleurs organisé une série d’événements autour du thème « 2012 : année de la presse » : expositions (dont La presse à la Une : de la Gazette à Internet, 11 avril-15 juillet 2012), publications, cycle de conférences, journées d’études, conférence internationale, biennale du dessin de presse, etc.

11  Citons, entre autres, le colloque international Presses, identités nationales et transferts culturels au XIXe siècle organisé par l’Université de Montpellier et mis sur pied grâce à la participation du Centre d’études romantiques et dix-neuviémistes, du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ), de la Chaire de recherche du Canada en histoire du livre et de l’édition et de l’Institut Mora, 17-18 mai 2006 ; la journée d’étude Presse et illustration, XIXe-XXe siècles organisée à l’Université Paul Valéry-Montpellier III en collaboration avec la University of Victoria (Colombie-Britannique), 27 mai 2009 ; le colloque international Les magazines illustrés (XIXe-XXe siècles). Une approche transnationale organisé par l’OPIIM à la Maison des sciences de l’homme Paris-Nord, 9-10 décembre 2010 ; le colloque international La presse ancienne dans le monde atlantique. Décrire le territoire, illustrer la patrie, construire la nation organisé par le Département de linguistique et de traduction et le Département de littératures et de langues modernes de l’Université de Montréal, 17-19 mai 2012.

Pour citer ce document

Micheline Cambron et Stéphanie Danaux, «Présentation du dossier : problématiques, enjeux, outils de la recherche actuelle », La recherche sur la presse : nouveaux bilans nationaux et internationaux, sous la direction de Micheline Cambron et Stéphanie Danaux Médias 19 [En ligne], Mise à jour le : , URL: https://www.medias19.org/publications/la-recherche-sur-la-presse-nouveaux-bilans-nationaux-et-internationaux/presentation-du-dossier-problematiques-enjeux-outils-de-la-recherche-actuelle